{"id":163,"date":"2023-04-29T09:21:13","date_gmt":"2023-04-29T07:21:13","guid":{"rendered":"http:\/\/saint-germain.us\/?page_id=163"},"modified":"2023-08-12T18:40:28","modified_gmt":"2023-08-12T16:40:28","slug":"p68","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/saint-germain.us\/index.php\/p68\/","title":{"rendered":"P68"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le Mus\u00e9e Arch\u00e9ologique National<\/h2>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n<p><span style=\"color: #333399;\">La page pr\u00e9sente :<\/span><\/p>\n<ul>\n<li><span style=\"color: #000080;\">La dame de Brassempouy,<\/span><\/li>\n<li><span style=\"color: #000080;\">Une fl\u00fbte gravettienne.<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<p><span style=\"color: #333399;\">Carte du livre : B<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #333399;\">Adresse : 1 place Charles de Gaulle<\/span><\/p>\n<p><em><span style=\"color: #333399;\">Vous pouvez ajouter des commentaires en bas de page.<\/span><\/em><\/p>\n<\/p>\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<div style=\"height:18px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"497\" height=\"610\" src=\"http:\/\/saint-germain.us\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/MAN.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1883\" srcset=\"https:\/\/saint-germain.us\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/MAN.jpg 497w, https:\/\/saint-germain.us\/wp-content\/uploads\/2023\/08\/MAN-244x300.jpg 244w\" sizes=\"auto, (max-width: 497px) 100vw, 497px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Mus\u00e9e National d&rsquo;Arch\u00e9ologie (@Philippe GOUT)<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Sujet <\/td><td>MAN<\/td><\/tr><tr><td>Lien<\/td><td><a href=\"https:\/\/musee-archeologienationale.fr\">Ici<\/a><\/td><\/tr><tr><td>Origine<\/td><td>Site du mus\u00e9e<\/td><\/tr><tr><td><\/td><td><\/td><\/tr><tr><td>Date de r\u00e9vision<\/td><td>01\/08\/2023<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Le mus\u00e9e des antiquit\u00e9s nationales, cr\u00e9\u00e9 en 1867 et devenu mus\u00e9e d&rsquo;Arch\u00e9ologie nationale et domaine national de Saint-Germain-en-Laye en 2009, est un mus\u00e9e consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arch\u00e9ologie de la France. Il pr\u00e9sente une riche collection d&rsquo;arch\u00e9ologie compar\u00e9e des cinq continents.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<div style=\"height:18px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Sujet <\/td><td>La dame de Brassempouy<\/td><\/tr><tr><td>Lien<\/td><td><a href=\"https:\/\/musee-archeologienationale.fr\/collection\/objet\/la-dame-la-capuche\">Ici<\/a><\/td><\/tr><tr><td>Origine<\/td><td>MAN<\/td><\/tr><tr><td><\/td><td><\/td><\/tr><tr><td>Date de r\u00e9vision<\/td><td>01\/08\/2023<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p>Une s\u00e9rie importante de statuettes sculpt\u00e9es en ronde-bosse dans de l&rsquo;ivoire de mammouth a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte dans la grotte du Pape, \u00e0 Brassempouy, dans les Landes. La c\u00e9l\u00e8bre \u00ab Dame \u00e0 la capuche \u00bb est l&rsquo;un des plus anciens \u00ab portraits \u00bb de l&rsquo;Homme par lui-m\u00eame. Le visage triangulaire est encadr\u00e9 par une coiffure quadrill\u00e9e, interpr\u00e9t\u00e9e tant\u00f4t comme une chevelure tress\u00e9e tant\u00f4t comme une capuche. Les traits sont simplifi\u00e9s ; le regard est pr\u00e9sent sous les arcades sourcili\u00e8res tandis que la bouche a \u00e9t\u00e9 omise. L&rsquo;expression du visage est \u00e9nigmatique et en tout cas unique parmi les figurations f\u00e9minines gravettiennes. On a souvent imagin\u00e9 que cette petite t\u00eate avait appartenu \u00e0 une statuette enti\u00e8re. En fait, la t\u00eate est pratiquement intacte ; il ne lui manque qu&rsquo;un petit morceau sur le c\u00f4t\u00e9 droit du cou et en bas des cheveux.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Texte du MAN<\/em><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<div style=\"height:18px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table><tbody><tr><td>Sujet <\/td><td>La fl\u00fbte gravettienne<\/td><\/tr><tr><td>Lien<\/td><td><a href=\"https:\/\/musee-archeologienationale.fr\/collection\/objet\/flute-gravettienne\">Ici<\/a><\/td><\/tr><tr><td>Origine<\/td><td>MAN<\/td><\/tr><tr><td><\/td><td><\/td><\/tr><tr><td>Date de r\u00e9vision<\/td><td>01\/08\/2023<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019existence de la musique au Pal\u00e9olithique r\u00e9cent (entre \u2013 40 000 et \u2013 10 000 ans environ) est attest\u00e9e par la d\u00e9couverte de plusieurs types d\u2019instruments, fa\u00e7onn\u00e9s \u00e0 partir de mati\u00e8res dures animales : os, bois de cervid\u00e9, coquillage et ivoire de mammouth.<\/strong><br>\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LA MUSIQUE AU PALEOLITHIQUE<\/strong><br><br>Les hommes pr\u00e9historiques ont probablement fabriqu\u00e9 des instruments de musique avec des mat\u00e9riaux p\u00e9rissables, tels que le bois v\u00e9g\u00e9tal, l\u2019\u00e9corce ou la peau animale, mais ces derniers ne se sont pas conserv\u00e9s dans les sites arch\u00e9ologiques. On peut ainsi imaginer des tambours faits de bois et de peau, des fl\u00fbtes taill\u00e9es dans des roseaux, des trompes r\u00e9alis\u00e9es dans des cornes de bovin\u00e9s&#8230;<br><br>Enfin, dans certaines grottes, des draperies et des colonnes de calcite, stalactites ou stalagmites, montrent des traces de percussion, t\u00e9moignant de leur utilisation comme lithophones ou pierres musicales. Les exemples connus sont d\u00e9sormais nombreux : Niaux, Fontanet et Le Portel (Ari\u00e8ge), Pech-Merle et Cougnac (Lot), Isturitz et Oxocelhaya (Pyr\u00e9n\u00e9es-Atlantiques), Arcy-sur-Cure (Yonne), etc.<br><br>Dans ces grottes, qui sont de v\u00e9ritables caisses de r\u00e9sonance, des musicologues ont d\u2019ailleurs mis en \u00e9vidence une relation entre les endroits les plus sonores et la localisation des gravures et des peintures, ou encore les emplacements de petits objets fich\u00e9s dans les parois (outils de silex taill\u00e9 et fragments d\u2019os).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>DES FL\u00dbTES SUR OS D&rsquo;OISEAUX<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les plus anciennes fl\u00fbtes connues \u00e0 ce jour ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvertes dans des grottes du Jura souabe, en Allemagne, et attribu\u00e9es \u00e0 l\u2019Aurignacien ancien (vers \u2013 40 000 \/ \u2013 35 000 ans). La grotte de Geissenkl\u00f6sterle a livr\u00e9 la seule fl\u00fbte qui ait \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9e dans de l\u2019ivoire de mammouth. Cette derni\u00e8re poss\u00e8de quatre perforations sur une longueur conserv\u00e9e de dix-neuf centim\u00e8tres. La fl\u00fbte de la grotte de Hohle Fels a \u00e9t\u00e9 fa\u00e7onn\u00e9e dans un radius de vautour. Bien que fragmentaire et incompl\u00e8te, c\u2019est la plus grande fl\u00fbte pal\u00e9olithique, avec ses vingt-deux centim\u00e8tres de longueur et ses cinq perforations. Un fragment de fl\u00fbte aurignacienne a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert dans la grotte d\u2019Isturitz, dans le Sud-Ouest de la France.<br><br>Ces instruments deviennent plus fr\u00e9quents lors de la p\u00e9riode suivante, le Gravettien, vers \u2013 25 000 ans. Dans la seule grotte d\u2019Isturitz, une vingtaine de fl\u00fbtes gravettiennes ont \u00e9t\u00e9 mises au jour, toutes taill\u00e9es dans des radius de vautours. En effet, ces os longs, creux et l\u00e9gers sont particuli\u00e8rement adapt\u00e9s \u00e0 la fabrication de tubes, qui peuvent ensuite \u00eatre perfor\u00e9s et parfois d\u00e9cor\u00e9s, de motifs grav\u00e9s g\u00e9om\u00e9triques. La plus grande fl\u00fbte gravettienne est longue de vingt-et-un centim\u00e8tres et montre quatre perforations.<br><br>La grotte d\u2019Isturitz a \u00e9galement livr\u00e9 deux fl\u00fbtes magdal\u00e9niennes (vers \u2013 15 000 ans). Les fl\u00fbtes pal\u00e9olithiques pouvaient \u00eatre tenues droites ou obliques. La fr\u00e9quence des sons devait varier en fonction de la position de la bouche et de la puissance du souffle. Des r\u00e9pliques modernes ont \u00e9t\u00e9 exp\u00e9riment\u00e9es par des musiciens professionnels : elles donnent une id\u00e9e des capacit\u00e9s de ces instruments, m\u00eame si l\u2019on ne conna\u00eet rien, h\u00e9las, des \u00ab partitions \u00bb pr\u00e9historiques&#8230;<br>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>DES SIFFLETS, DES RHOMBES ET DES RACLEURS&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement aux fl\u00fbtes, des sifflets ont \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9s \u00e0 partir de phalanges de rennes, naturellement creuses. Si certaines phalanges ont \u00e9t\u00e9 perc\u00e9es par les canines des carnivores, d\u2019autres, en revanche, ont bel et bien \u00e9t\u00e9 perfor\u00e9es par les hommes pr\u00e9historiques, \u00e0 l\u2019aide de per\u00e7oirs en silex taill\u00e9. Ces sifflets, qui \u00e9mettent des sons tr\u00e8s forts et tr\u00e8s aigus, semblent avoir fait de formidables appeaux, destin\u00e9s \u00e0 attirer le gibier, notamment les oiseaux. De longues pendeloques ovales, fa\u00e7onn\u00e9es dans des os plats et souvent d\u00e9cor\u00e9es, sont consid\u00e9r\u00e9es comme des rhombes. Ces instruments vibratiles, attach\u00e9s au bout d\u2019une lani\u00e8re ou d\u2019une cordelette, produisent une sorte de vrombissement, engendr\u00e9 par un mouvement de double rotation. Connus chez les aborig\u00e8nes australiens, ils ont \u00e9galement fait l\u2019objet de nombreuses exp\u00e9rimentations, dont certaines sont tr\u00e8s convaincantes.<br><br>Des sons tr\u00e8s diff\u00e9rents mais tout aussi \u00e9tranges pour nos oreilles modernes, peuvent \u00eatre obtenus avec des racleurs. Il s\u2019agit de frotter une baguette contre les bords profond\u00e9ment crant\u00e9s de ces objets en os ou en bois de cervid\u00e9. L\u2019utilisation des racleurs demeure cependant tr\u00e8s hypoth\u00e9tique : il se peut que les encoches soient purement d\u00e9coratives ou li\u00e9es \u00e0 une fonction toute autre&#8230; Les repr\u00e9sentations de musiciens ou de danseurs recens\u00e9es dans l\u2019art pal\u00e9olithique sont extr\u00eamement rares. Une gravure de la grotte des Trois- Fr\u00e8res (Ari\u00e8ge) figure un homme animalis\u00e9 tenant un objet identifi\u00e9 tant\u00f4t comme une fl\u00fbte nasale, tant\u00f4t comme un arc musical. Un fragment d\u2019os grav\u00e9 provenant de la grotte de La Garenne \u00e0 Saint-Marcel (Indre) et conserv\u00e9 au Mus\u00e9e d\u2019Argentomagus, montre un groupe de personnes se tenant par la main, comme dans une ronde.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Texte du MAN<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<p>Suite &#8230; <a href=\"http:\/\/saint-germain.us\/index.php\/p69\/\">Ici<\/a><\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">commentaires :<a href=\"http:\/\/saint-germain.us\/index.php\/page-d-exemple\/\"> ICI<\/a><\/h5>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Mus\u00e9e Arch\u00e9ologique National La page pr\u00e9sente : La dame de Brassempouy, Une fl\u00fbte gravettienne. Carte du livre : B Adresse : 1 place Charles de Gaulle Vous pouvez ajouter des commentaires en bas de page. Sujet MAN Lien Ici Origine Site du mus\u00e9e Date de r\u00e9vision 01\/08\/2023 Le mus\u00e9e des antiquit\u00e9s nationales, cr\u00e9\u00e9 en [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-163","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/saint-germain.us\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/163","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/saint-germain.us\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/saint-germain.us\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/saint-germain.us\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/saint-germain.us\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=163"}],"version-history":[{"count":13,"href":"https:\/\/saint-germain.us\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/163\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2402,"href":"https:\/\/saint-germain.us\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/163\/revisions\/2402"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/saint-germain.us\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=163"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}