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Croix et oratoires


La page présente :

  • L’oratoire Sainte Anne : fixé sur un chêne, il abrite une statuette de Sainte Anne qui perpétue le voeu d’Anne d’Autriche, mère de Louis XIV, qui implora la sainte de lui donner un héritier mâle pour le royaume de France.

    Au début du XXème siècle, des rassemblements d’artistes et de poètes sont organisés en ce lieu par Bertille Segalas en souvenir de sa mère, la poétesse Anaïs Ségalas.

  • L’oratoire de Notre Dame de Czestochowa : l‘actuel oratoire date du 14 juin 1961. L’icône qui s’y trouve remplace celle, volée en 2007, qui avait été bénie par le pape Jean-Paul II. Elle a été offerte par la Mission catholique polonaise de Paris.

    L’origine couramment donnée à cet oratoire est érronée. Il aurait été érigé par Clémentine Sobieska fille de Jean Sobieski, roi de Pologne et épouse de Jacques Ill Stuart, fils de Jacques II, exilé à Saint-Germain et prétendant au trône d’Angleterre. Or, il s’avère que Jacques III, après avoir été chassé de France à la suite du traité d’Utrecht en 1713, épouse Clémentine Sobieska à Rome en 1719. Elle n’a donc jamais vécu en France.

  • L’oratoire Saint Joseph : une statue ancienne a été longtemps vénérée par les promeneurs. Le 13 janvier 1957, une nouvelle effigie du saint est mise en place en présence des demoiselles de la Légion d’Honneur, ses voisins. L’association « Défense du patrimoine Chrétien » a réalisé la restauration en 2008.

  • Le banc Giffard : ce vaste banc en pierre présente un intérêt par le texte gravé sur le dossier qui rappelle le souvenir de Pierre Giffard (1863-1922) journaliste, homme de lettres et promoteur de la bicyclette, qui s’arrêtait là pour se reposer.
  • La Croix de la Pucelle : Voir ci-dessous

Textes de l’association « Les amis de la forêt de Saint-Germain et de Marly »

Carte du livre : B

Adresse : …

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Croix de la Pucelle (Améliorée @Philippe GOUT)

C’est la plus ancienne croix de la forêt. Elle est édifiée en 1456, pour commémorer la réhabilitation de la “Pucelle d’Orléans ». Renversée en 1793, sur décision de I’Assemblée Municipale de Saint-Germain, en pleine tourmente révolutionnaire, elle est abattue et les blocs de pierre qui la constituent restent longtemps dissimulés dans le taillis.

Texte de l’association « Les amis de la forêt de Saint-Germain et de Marly »


Notre Dame de bon secours (@Philippe GOUT)
Notre Dame de bon secours (@Philippe GOUT)
Saint Fiacre (@Philippe GOUT)
(@Philippe GOUT)
Saint Joseph (@Philippe GOUT)
Sainte Anne (@Philippe GOUT)
Oratoire « polonais » (@Philippe GOUT)
Croix Saint-Simon (@Philippe GOUT)
La Croix Dauphine (@Philippe GOUT)
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Croix-Pucelle-756x1024.jpg.
Croix de la Pucelle (Améliorée Philippe GOUT)
Croix de la pucelle (@Philippe GOUT)
Détail de La Croix (@Philippe GOUT)
Croix de Noailles (@Philippe GOUT)

Magnifique colonne cannelée haute de 6 mètres, elle est érigée en 1751 par le duc Maurice Adrien de Noailles gouverneur de Saint-Germain.

En février 1793, à la suite d’une lettre du citoyen ministre de l’Intérieur, l’Assemblée Municipale décide de faire enlever sur le champ toutes les croix se trouvant sur le territoire de la commune. La croix en armoiries martelées, mais l’obélisque subsiste.

Pendant 200 ans, la colonne reste décapitée. Il faut attendre le 25 juin 1953 pour voir le monument recouvrer son intégrité. Ce jour-là, en présence de de nombreuses personnalités, le vicaire général, Versailles, assisté du chanoine Michon, curé doyen de Saint-Germain-en-Laye, bénit la nouvelle croix en pierre qui vient d’être posée.

Texte de l’association « Les amis de la forêt de Saint-Germain et de Marly »


Sujet Le sentier des oratoires en forêt Saint-Germain-en-Laye
LienIci
OrigineParis à L’ouest / Pascal Boutreau
27/09/2023
Date de révision11/10/2023
Sentier des Oratoires  à St Germain en Laye
@Pascal Boutreau

La forêt de Saint-Germain-en-Laye propose de multiples parcours de randonnées, à pied ou à vélo. L’un d’eux, le Sentier des Oratoires permet d’associer le plaisir d’une balade ombragée et un voyage dans l’histoire royale de cette forêt. (ndl un autre parcours en variante)   

Le point de départ est fixé à l’Étoile des Neuf Routes, tout près de la piscine de Saint-Germain. De petites croix bleues facilement repérables guident ensuite les randonneurs ou les cyclistes vers les sept oratoires et les quatre croix du parcours. Le parcours complet est une boucle de 18 km (entièrement plat et à 95% en forêt) mais une « déviation » au nord du tracé, permet de le réduire de 5 km.  

La balade est tracée sur des sentiers bordés principalement par des chênes, des hêtres et des pins dans cette forêt où pendant des siècles, les rois de France et leur cour ont chassé. A cinquante mètres de la grille de la demi-lune, porte d’accès au Parc du Château, se dresse le Chêne des Anglais et son oratoire dédié à Sainte-Marie des Hirondelles. L’histoire dit qu’au 17e siècle, Jacques II, dernier roi d’Angleterre de la maison des Stuart (également roi d’Ecosse sous le nom de Jacques VII), exilé au château de Saint-Germain-en-Laye (Louis XIV était son cousin), venait y prier. La suite de la randonnée mène vers les oratoires de Sainte-Geneviève, puis de Sainte-Anne (pour Anne d’Autriche, mère de Louis XIV). 

La Vierge des Polonais balade à St Germain
@Pascal Boutreau

Plus loin, au carrefour où se pose chaque année la Fête des Loges, l’oratoire de la Vierge des Polonais est dédié à Notre-Dame de Czestochowska. Pas très loin, juste devant la maison d’éducation de la Légion d’Honneur, un discret monument encastré dans un renfoncement caché derrière une grille, évoque Saint-Fiacre, moine irlandais venu au VIIe siècle prêcher l’Évangile et dont le culte fut à l’origine de la Fête des Loges (la première édition remonte à … 1652). L’oratoire Saint-Joseph et enfin l’oratoire de Notre Dame de Bon Secours terminent le parcours. 

Les quatre croix du sentier
Croix Dauphine  en forêt de Saint-Germain-en-Laye
@Pascal Boutreau

Parfois posées à la vue de tous, parfois plus discrètes au cœur de la forêt, plusieurs croix témoignent également du passé très religieux de la ville. La plus ancienne est la Croix Pucelle, située entre Poissy et Saint-Germain, à quelques mètres de la piste cyclable. Elle date de 1456 et fut érigée par Jean Dunois, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc ! Au croisement entre la N184 et la Route de Poissy, la Croix de Noailles est la plus imposante. Elle fut érigée en 1751 sur ordre d’Adrien Maurice de Noailles, maréchal de France. Longtemps, l’endroit servit de repère de chasse. À mi-chemin vers Conflans, pas très loin de la gare Achères-Grand Cormier, la Croix Saint-Simon fut commandée en 1635 par le marquis de Saint-Simon pour commémorer les victoires du roi. À environ 300 mètres en empruntant le chemin parallèle à la voie ferrée, la rando mène vers la Croix Dauphine, commandée en 1540 par Henri II (la croix actuelle n’est pas celle d’origine). Ces deux dernières croix nécessitent d’effectuer le grand tour de 18 km. 

Souvent citée dans les descriptions de cette randonnée, la croix Saint-Germain, érigée en 1857 par l’abbé Duport, curé d’Achères, pour remercier Dieu d’avoir épargné le village du choléra en 1852, est en réalité posée à Achères et relativement éloignée de la forêt.

Pour briller en société
Balade en forêt de Sant-Germain à vélo ou à pied
@Pascal Boutreau

Juste à côté de la Croix de Noailles, à l’ombre de quelques arbres, les randonneurs peuvent apercevoir un banc de pierre. Il est dédié à Pierre Giffard, né en 1853 et décédé en 1922 à Maisons-Laffitte. Ceux qui prendront le temps de lire les inscriptions gravées dans la pierre y découvriront son histoire. Pierre Giffard était un pionnier dans l’organisation d’événements sportifs. Il imagina notamment à la fin du XIXe siècle l’épreuve cycliste Paris-Brest. En 1910, il demanda à un ami pâtissier de Maisons-Laffitte, Louis Durand, de créer un gâteau en hommage à sa course. Ainsi naquît le… Paris-Brest. La forme ronde du gâteau est là pour symboliser une roue de vélo. La pâtisserie familiale existe toujours (9, avenue de Longueil) tout comme la course, désormais organisée tous les quatre ans avec des cyclotouristes venus du monde entier (6810 participants pour l’édition 2023, 71 nations représentées).


Sujet Forêt de saint-Germain-en-Laye
LienAucun
OrigineGuide du sentier des oratoires rédigé par Bernard Mouton et compléments
Amis de la forêt de Saint-Germain et de Marly – Office du tourisme
Date de révision12/10/2023

Le Sentier des Oratoires.

C’est en 1978 que fut inauguré le Sentier des oratoires. Il avait été créé à l’initiative de Marie-Laure Vanier, alors Conseillère Municipale, devenue ensuite Présidente de l’Association des Amis de la Forêt pendant 12 ans.

Depuis sa création, ce Sentier de 18 km, connaît beaucoup de succès, tant auprès des groupes de marcheurs que des promeneurs en famille, et permet la visite de 4 croix et 7 oratoires, tous témoins du passé de notre forêt.

Le Sentier des Oratoires débute à l’Étoile des Neuf Routes près de la piscine. Il faut compter 5 à 6 heures pour le suivre entièrement. Il est balisé par des croix bleues posées sur des plaquettes blanches.

Un raccourci situé au niveau de la Croix de Noailles, balisé par des croix bleues soulignées d’un point permet aux promeneurs de parcourir une distance plus courte (13 km).

Un guide illustré du Sentier des Oratoires décrit son itinéraire et plus succinctement son histoire. Il est disponible à l’Office du Tourisme et à la librairie « Univers du Livre » à Saint-Germain-en-Laye.

Le Chêne des Anglais

Détrônés en novembre 1688, par leur gendre Guillaume de Nassau, Jacques II Stuart, roi d’Angleterre et la reine Marie d’Est viennent demander asile à leur cousin Louis XIV. Jacques II vécu à Saint-Germain jusqu’à sa mort survenue à l’age de 68 ans, en 1701. On se moquait de sa piété (cf. le pamphlet cité). Très pieux mais père de nombreux enfants illégitimes, Jacques II voit dans les humiliations (ses échecs pour reprendre le pouvoir) une punition pour la vie immorale qu’il a menée.

Ne dit-on pas en parlant du château qui l’héberge :

C’est ici que Jacques Second

Sans ministre et sans maîtresse

Le matin allait à la messe

Et le soir allait au sermon.

Cependant, on crut à la sincérité de sa piété après sa mort ; des miracles eurent lieu sur son tombeau. Ils furent attestés par Bossuet (le neveu du grand Bossuet) qui tenta d’obtenir sa béatification. Au XIXème siècle, Fitz-James voulut aussi obtenir sa béatification.

Il allait également se promener dans la forêt et, si l’on en croit la tradition, il aimait prier devant une statue de la vierge placée sur un chêne, le chêne des Anglais, près de la terrasse. La statue et l’arbre ont changé, mais qu’importe : une tradition séculaire et touchante survit.

En septembre 1914, lors de la bataille de la Marne, cette Vierge fut l’objet de ferventes prières et supplications pour stopper l’invasion allemande qui menaçait d’arriver sur Paris. Une plaque commémore cet évènement sous forme d’ex-voto. Cette invasion fut stoppée le 8 septembre, fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie.

Le chêne primitif : planté en 1710, mort en 1985, coupé en 1989 : une tranche fut exposée à la bibliothèque avec repérage des cernes.

Récemment, en juillet 2005, l’Association des Amis de la Forêt de Saint-Germain et de Marly a mis en place une nouvelle niche qui remplace l’ancienne devenue trop vétuste et a repeint la statue en fonte de la Vierge.

Sainte-Geneviève

Depuis septembre 2055, cet oratoire n’est plus visible. Le chêne sur lequel il était fixé étant mort, il a du être abattu. La statue en plâtre de la sainte était en très mauvais état. Actuellement, l’association « Défense du Patrimoine Chrétien » a restauré l’ensemble niche statue et étudie en collaboration avec l’ONF un nouvel emplacement.

Anne d’Autriche est venue boire de l’eau du puits de Nanterre. Ne serait-elle pas à l’origine de l’oratoire placé en forêt de St Germain ? C’est elle qui est revenue à  Nanterre pour la première pierre du couvent en 1742.

Depuis septembre 2005, cet oratoire n’est plus visible. Le chêne sur lequel il était fixé étant mort, il a dû être abattu. Actuellement, une association nouvelle « Défense du Patrimoine Chrétien » en collaboration avec l’ONF étudie le remplacement de l’ensemble de l’oratoire et lui recherche un nouvel emplacement.

La Croix Pucelle

La plus ancienne croix de la forêt, elle porte la date de 1456, année de la réhabilitation de Jeanne D’Arc. Son ancien compagnon d’armes Jean Dunois, le bâtard d’Orléans, qui était à cette époque capitaine gouverneur de Saint-Germain, l’aurait fait ériger pour commémorer l’événement. Une sentence d’absolution et de justification est rendue le 7 juillet en l’honneur de Jeanne d’Arc. Elle précise que « Des croix devront être plantées en souvenance et perpétuelle mémoire de la Pucelle », à Rouen et autres lieux du royaume.

Renversée en 1793 sur décision de l’assemblée municipale de Saint-germain, en pleine tourmente révolutionnaire, les blocs de pierre qui la constituent restent longtemps dissimulés dans le taillis.

Vers 1850, sur l’initiative de monsieur Rhoné, elle est replacée sur ses assises par un artiste appelé Simonet et un marbrier dénommé Hubert, en accord avec le Service forestier. La branche horizontale qui n’est pas de même pierre que la hampe aurait été refaite.

Le 13 mai 1956, par une belle matinée de printemps, le cinq centième anniversaire de la réhabilitation de la Pucelle est commémoré par une cérémonie religieuse présidée par Monseigneur Renard, évêques de Versailles. Elle se déroule au pied de la croix devant une nombreuse assistance.

Sainte-Anne

C’est la Reine Anne d’Autriche, femme de Louis XIII et mère de Louis XIV qui pour honorer sa sainte patronne aurait fait placer une statue de sainte Anne sur un arbre de la forêt. Disparue depuis longtemps, cette statue du 18ème siècle est remplacée au début du 20ème sur l’initiative de la poétesse Bertille Ségalas qui a souhaité renouer avec la tradition et rendre hommage à la sainte patronne de sa mère, Anaïs Ségalas (1814-1875).

Cet oratoire de Sainte-Anne devient un lieu de pèlerinage pour les artistes et les poètes que Bertille Ségalas fait venir à Saint-Germain. Des pièces sont écrites à l’occasion de ces fêtes littéraires et leurs noms peints sur des tôles fixées à l’arbre. Devenues illisibles dans les années cinquante, elles ont depuis disparues.

Aujourd’hui une statue en faïence de Quimper signée Henriot, perpétue le culte de la sainte.

L’association « Défense du Patrimoine Chrétien » a réalisé la restauration de la niche au printemps 2008.

Vierge des Polonais  –  Notre-Dame de Czestochowa

Voici ce que nous disent certains ouvrages au sujet de cet oratoire :

« Le 3 septembre 1719, Jacques III Start, fils de Jacques II exilé à Saint-Germain et prétendant au trône d’Angleterre, épousait la fille du roi de Pologne Jean III Sobieski, Clémentine Sobieska.

Le couple princier qui aurait résidé souvent à Saint-Germain et, très pieux, se serait rendu souvent au Pèlerinage des Loges. Clémentine conservant une grande vénération pour la Vierge noire des Polonais, la Vierge de Czestochowa, aurait fait ériger un oratoire dédié à la Vierge Noire vénérée par les Polonais au nord-est du camp des Loges, sur le chemin qui mène à la mare à la Douzaine. »

Or, il s’avère que Clémentine Sobieska n’a jamais vécu en France. Après la mort de Louis XIV en 1715, le roi d’Angleterre Georges Ier demanda au Régent de faire chasser hors de France Jacques III Stuart. Il se vit d’abord assigner une résidence à Avignon mais, après le traité de la Triple Alliance, le gouvernement anglais exigea qu’il quitte cette ville. Il gagna Rome en 1717 où le pape Clément XI lui donna asile. Le 1er septembre 1719, Jacques III Start épousa Marie-Clémentine Sobieska, petite-fille de Jean Sobieski, l’héroïque roi de Pologne. Le couple s’installa au Palais Muti à Rome et bénéficia d’une rente annuelle du Vatican.

Au temps de L. Silvestre de Sacy, il ne portait déjà plus aucune niche mais de modestes croix de bois dues à la piété des militaires.

Le dimanche 14 juin 1981, à l’initiative des associations “Les Amis du vieux Saint-Germain” et “Les Amis de la Forêt” et avec l’aide de la municipalité et de l’ONF un oratoire remplaçait celui qui avait disparu depuis le début du XXème siècle.

La nouvelle icône, bénie le 29 avril 1981 par le pape Jean-Paul II, est offerte par la Mission Catholique Polonaise de Paris. Après une messe célébrée dans la chapelle des Loges où monseigneur Dahyot-Dolivet, chanoine du chapitre de Sainte-Marie-Majeure de Rome, lit un message de Jean-Paul II, l’icône de la Vierge de Czestochowa est portée en procession au son de cornemuses jusqu’au chêne situé près de la maison d’éducation de la Légion d’honneur. Monseigneur Kiedrowski, de la Mission Polonaise de Paris, prononce une allocution, et madame l’Intendante Générale de la Maison de la Légion d’Honneur retrace l’histoire de la Vierge polonaise en forêt de Saint-Germain en présence de nombreuses personnalités.

Fin novembre 1997, une branche d’un arbre voisin, dans sa chute, heurte violemment l’oratoire qui est arraché de l’arbre et tombe sur le sol. L’ONF l’ayant mis à l’abris, a demandé aux Amis de la Forêt de le remettre en état, car à la suite des 16 années passées sur son arbre, l’oratoire a besoin d’un “lifting”. Le 2 avril 1998, l’oratoire rénové est remis en place sur son arbre mais sans son icône qui ne le sera que le 10 avril 1999 (soit un an plus tard) après restauration par madame Nathalie Rousselin.

Cette remise en place avait été précédée d’une cérémonie dans la chapelle de la Maison d’Education de la Légion d’Honneur suivie d’une procession des élèves accompagnant l’icône jusqu’à son oratoire.

Le 26 décembre 1999, le chêne supportant l’oratoire est abattu par la tempête comme beaucoup d’autres arbres voisins (parmi les oratoires et les croix, ce sera la seule victime). Dans sa chute, le chêne n’a pas écrasé l’oratoire mais il a été simplement endommagé. Récupéré le lendemain, il est remisé dans les ateliers de l’ONF et réparé. Il fallait d’abord nettoyer la parcelle 186 de tous les arbres couchés, et fin 2001, l’ONF a proposé un beau chêne situé au bord de la même parcelle, le long de la Route du Grand Veneur. En mars 2002, l’oratoire était remis à la place où il se trouve actuellement.

Le 4 octobre 2007, la disparition de l’icône fut constatée. L’association « Défense du Patrimoine Chrétien » entrepris le remplacement de celle-ci et procéda à une restauration de la niche qui fut remise en place au printemps 2008.

Saint Fiacre

Fiacre est né dans une noble famille irlandaise au début du VIIème siècle. Il avait décidé pour répondre à l’appel de Dieu, de passer la mer pour venir en Gaule avec quelques compagnons à la suite d’un grand mouvement religieux.

Il fut donc l’évangélisateur de la Brie. Il demanda un terrain à saint Faron, évêque de Meaux-en-Brie, pour en faire un ermitage. Ce dernier était tout disposé à procurer le terrain mais limité aux dimensions qu’il pourrai tracer avec sa bêche en une journée. Miraculeusement, le sol se creusa de lui-même, délimitant ainsi un très grand terrain.

Saint Fiacre est toujours représenté avec une bêche, c’est pour cette raison qu’on en fit le patron des jardiniers et non pas parce qu’il était jardinier.

Saint Fiacre fut considéré également comme un très grand thaumaturge, si bien que la reine Anne d’Autriche, l’implorant pour obtenir un dauphin après vingt-deux ans de stérilité, fit un pèlerinage à pied de Saint-Germain jusqu’aux Loges.

La Reine, favorisa plus tard, en 1644, la création d’un monastère d’Augustins aux Loges, lequel devint par la suite la Maison d’Education de la Légion d’Honneur. Louis XIII puis Louis XIV donnèrent un éclat particulier au pèlerinage annuel que la cour faisait en l’honneur de saint Fiacre.

Une confrérie de saint Fiacre fut instituée par le pape Innocent X le 9 janvier 1652. Elle avait son siège dans l’église des Loges. Une procession fut instituée en 1655, coutume qui dura jusqu’en 1744. C’est cette procession qui est à l’origine de la fameuse fête foraine qui à lieu ici chaque été.

Une très ancienne chapelle lui est dédiée à côté d’un rendez-vous de chasse royal situé aux Loges. Cet oratoire étant tombé en ruines, une modeste statue du saint est placée sur un chêne à l’Etoile Saint-Fiacre située sur la route de Pontoise (RN 184), à 500 mètres environ du carrefour des Loges. Elle disparaît à son tour.

Après une longue absence, Saint-Fiacre retrouve enfin en 1957, une place sur l’esplanade des Loges. Lors de la fête foraine, le statue est installée au milieu de la foire, Saint-Fiacre étant le parrain de cette fête. L’actuelle statue serait due au talent de Georges LIBAULT, dessinateur humoristique bien connu des lecteurs du journal “Le Courrier Républicain” des années 1950-60.

Les Loges

Ce nom viendrait des pauvres cabanes habitées par les bûcherons (logiae). A l’origine, se trouvait en ce lieu un rendez-vous de chasse de Robert le Pieux (970 – 1031). Les bâtiments prennent l’aspect d’un véritable château que les Anglais brûlent en 1346.

En 1615, un courtisant, René Puissant, s’installe en ermite dans les ruines. 

Durant la révolution, le monastère fut transformé en poudrerie. Puis en 1811, le Gouvernement Impérial y installa les orphelines de la Légion d’Honneur qui deviendra la Maison d’Education des Loges après la chute de l’Empire.

Saint-Joseph

Cet oratoire est situé sur une des routes les plus longue de la forêt qui porte son nom.

Une statue ancienne est longtemps vénérée par les promeneurs. Elle est placée sur un chêne situé à l’Etoile Saint-Joseph, que traverse la route de Saint-Germain à Achères, juste derrière le domaine des Loges.

Le 13 janvier 1957, une nouvelle effigie du saint, due à l’habile ciseau d’artiste de M.Delbart, est mise en place en présence des demoiselles de la Légion d’Honneur, ses voisines.

L’association « Défense du Patrimoine Chrétien » a réalisé la restauration de la niche au printemps 2008.

La Croix de Noailles

Située à l’intersection des deux routes qui rejoignent Saint-Germain à Conflans et Maisons-Laffitte à Poissy, elle est la plus récente de toutes les croix de la forêt, mais celle qui est de beaucoup la plus belle et la mieux conservée.

Gouverneur de Saint-Germain, le duc Maurice Adrien de Noailles, promu maréchal de France à Philipsbourg en 1734, fait édifier en 1751, à la fois un rendez-vous de chasse existant encore et la croix qui porte le nom de sa famille en remerciement des nombreuses libéralités du roi.

Il est le fils du duc Anne Jules, maréchal de France en 1693 et deux de ses fils, Louis et Philippe recevront également le bâton de maréchal en 1766 et 1775. Quatre maréchaux dans une même famille en trois générations.

Le monument est une fine colonne cannelée de six mètres de hauteur dont la base porte les armes de Noailles.

Le 4 février 1793, à la suite d’une lettre du citoyen ministre de l’Intérieur, l’assemblée municipale prend la décision de faire enlever sur le champs toutes les croix se trouvant sur le territoire de la commune. La croix en fer qui surmonte la colonne est arrachée, les armoiries martelées, mais l’obélisque subsiste.

Un citoyen Saint-Germanois propose qu’elle soit transportée sur le Parterre, devant le château, pour la fête civique du 10 août 1793. Cette proposition n’a pas de suite, probablement à cause de la difficulté de l’opération.

Pendant 200 ans, la colonne subsiste, décapitée. Il faut attendre le 25 juin 1953 pour voir le monument recouvrer son intégrité. Ce jour là, en présence de plusieurs membres de la famille de Noailles et de nombreuses personnalités, le vicaire général, Monseigneur Baudet, représentant l’évêque de Versailles, assisté du chanoine Michon, curé doyen de Saint-Germain-en-Laye, bénit la nouvelle croix en pierre qui vient d’être posée.

En 1997, les communes de Maisons-Laffitte et de Saint-Germain-en-Laye décident de restaurer le monument pour un coût de 135 000 francs dont la moitié est pris en charge par l’Etat.

La Croix Saint-Simon

Au 17ème siècle, Claude de Rouvroy, duc de Saint-Simon, père de l’auteur des célèbres Mémoires, préside à l’érection de la jolie croix en pierre portant son nom en remerciement des honneurs dont Louis XIII l’avait comblé (voir sur le blason le collier de l’ordre de la Toison d’Or).

 Elle porte l’inscription suivante : « En action de grâces et des victoires de nostre très chrestien et victorieux monarque Louis XIIIème du nom, roy de France et de Navarre, cette croix a été faite par la libéralité de Messire le marquis Claude de Saint-Simon, duc et pair de France, par ordre de Sa Majesté premier écuyer, gouverneur des châteaux, parcs et forêts de Saint-Germain-en-Laye, ville et port de Poissy et ladite croix, nommée de son nom et posée en ce lieu le septième jour de mai 1635 ».

Le blason royal et celui du parrain ornent la face ouest. Renversée en 1793, la croix est remise sur ses assises en 1836, mais reste décapitée. En 1957 seulement, elle fut totalement restaurée.

La Croix Dauphine

En face de l’ancien petit champ de course d’Achères, une croix en fonte rappelle celle élevée aux environs de 1540, Henri II étant encore Dauphin et qui fut abattue en 1793.

La Croix de Berry

En bordure de la route nationale allant de Maisons-Laffitte à Poissy, à son croisement avec la grande avenue cavalière de la Muette, une croix semblable à la précédente est née, par la volonté du roi Henri II, en l’honneur de sa sœur Marguerite de France, duchesse de Berry avant d’épouser Emmanuel-Philibert, duc de Savoie en 1559.

Notre-Dame de Bon Secours

L’étoile où se trouve cet oratoire était autrefois l’étoile de l’angle du Petit Parc. 

Ce vocable est très répandu en France. La bataille de Lépante en 1571 fut à l’origine d’une recrudescence très important du culte de N.D. de Bon Secours ou N.D. de la Victoire.

Le premier oratoire aurait été mis en place sous Louis XV, dont l’épouse, Marie Leszczynska était la fille du roi de Pologne Stanislas Leszczynski qui termina sa vie en Lorraine, à Nancy.

C’est en effet à Nancy, à l’église Notre-Dame de Bon Secours ancienne chapelle des Ducs de Lorraine qu’il est enterré et où se trouve également le cœur de sa fille Marie Leszczynska. En ce lieu était vénéré une statuette miraculeuse de Notre-Dame de Bon Secours depuis 1505.

Auparavant, l’oratoire abritait une statue de Mansuy Gauvain identique à celle qui se trouve actuellement dans cette chapelle à Nancy

A la belle époque, un chêne de 4 mètres de circonférence portait une statue de la Vierge qui disparue quelques années plus tard.

La précédente statue qui avait été mise en place le 16 juin 1957 lors d’une messe célébrée en ce lieu, était l’œuvre de madame Claude Samson. Cette statue a été vandalisée en 1959 et remplacée par la statue actuelle, œuvre du même artiste. Claude Samson est l’épouse de Jean-Paul Luthringer sculpteur bien connu dans notre région et qui est l’auteur de beaucoup d’œuvres locales.

Récemment, en décembre 2003, l’oratoire a été démonté pour être magnifiquement restauré par un groupe de bénévoles.

LES ORATOIRES DISPARUS

Notre-Dame de la Salette

C’était le dernière venue. Un tout petit oratoire avait été placé en 1947 sur un chêne, en bordure de la route de la Mare d’Ayen, en face de l’établissement des Sœurs de l’Immaculée Conception, par les soins d’un habitant de Saint-Germain, monsieur Zimmermann.

LES CROIX DISPARUES

La Croix Saint-Louis

En 1640, Louis XIII, en souvenir de son ancêtre, Saint-Louis, fait mettre en place, à l’orée de la forêt, une croix en bois appelée d’abord Croix de Poissy, puis Croix Saint-Louis. Elle domine, à l’ouest, la route nationale de Saint-Germain à Poissy, une des premières voies ouvertes à travers la futaie, par ordre de Blanche de Castille.

La Croix de Montchevreuil

Elle se dressait depuis 1690 le long de la route qui porte encore ce nom. 

Les habitant de Saint-germain, en l’élevant, veulent rendre hommage au marquis Charles de Montchevreuil, capitaine gouverneur de la ville. Il a grandement amélioré la route de Poissy et sa famille donnera à la cité quatre capitaines gouverneurs. Lui-même est témoin au mariage du Roi Soleil et de Madame de Maintenon.

La Croix du Maine

Au début du 18ème siècle, soit en 1709, Louis XIV donne l’ordre de placer, au bord de la route de Saint-Germain à Conflans, une très jolie croix portée par une colonne cannelée, dont le parrain n’est autre que Louis Auguste de Bourbon, fils de la marquise de Montespan, prince légitimé sous le nom de duc du Maine.

Malheureusement, les actions combinées des intempéries et des vibrations provoquées par le passage des « poids lourds », font naître des fissures dans la colonne qui s’écroule par un triste matin de 1954.

La Croix de Beaumont

Elle se trouvait sur la route de Maisons-Laffitte. Elle rappelait l’assassinat d’un capitaine des chasses et maître particulier de la forêt, le sieur de Beaumont, tué par deux hommes de qualité qui prirent la fuite et passèrent en Angleterre.

Une étoile et une route forestière rappellent encore l’existence de la victime.

Texte se trouvant au verso de l’icône de la Vierge des Polonais :

NOTRE-DAMEdeCZESTOCHOWA
 Dans cette partie de la forêt de Saint-Germain, il y avait jadis un oratoire dédié à la célèbre Vierge Noire des Polonais, dû à la piété de Clémentine Sobieska, épouse de Jacques III Stuart (Jacques VIII d’Ecosse) en exil à Saint-Germain-en-Laye.Perché dans un arbre, l’oratoire avait disparu au début du XXème siècle. A l’initiative de Roger Berthon, leur président d’honneur (et à l’origine du Sentier des oratoires) les Amis du Vieux Saint-Germain et les Amis de la Forêt restaurèrent l’oratoire le 14 juin 1981.L’icône, bénie par le pape Jean-Paul II à Rome le 29 avril précédent, était offerte par la Mission catholique polonaise de Paris.Le petit oratoire fut victime du temps.Le samedi 10 avril 1999 à 16 h, restaurée, l’icône a repris sa place dans un chêne aux Loges, grâce aux Amis de la Forêt et aux Amis du Vieux Saint-Germain. 

Compléments apportés par madame Gisèle Durand

Le Chêne des Anglais

Jacques II à St Germain : on se moquait de sa piété (cf. le pamphlet cité). Très pieux mais père de nombreux enfants illégitimes, Jacques II voit dans les humiliations (ses échecs pour reprendre le pouvoir) une punition pour la vie immorale qu’il a menée

Cependant, on crut à la sincérité de sa piété après sa mort ; des miracles eurent lieu sur son tombeau. Ils furent attestés par Bossuet (le neveu du grand Bossuet) qui tenta d’obtenir sa béatification.

Au XIXème siècle, Fitz-James voulut aussi obtenir sa béatification.

Le chêne primitif : planté en 1710, mort en 1985, coupé en 1989 : une tranche fut exposée à la bibliothèque avec repérage des cernes.

Sainte-Geneviève

Le culte de Ste Geneviève s’est développé très tôt après sa mort.

Anne d’Autriche est venue boire de l’eau du puits de Nanterre. Ne serait-elle pas à l’origine de l’oratoire placé en forêt de St Germain ? C’est elle qui est revenue à Nanterre pour la première pierre du couvent en 1742.

La Croix Pucelle

PER dit que la Croix de Laye est sans doute la plus ancienne de la forêt. Elle semblerait à peu près contemporaine de la Croix Pucelle

A noter : Elle a été brisée à la Révolution : la branche horizontale n’est pas de même pierre que la hampe. L’écriture est en lettres modernes.

Les arguments des historiens sont tous en faveur de l’hypothèse que c’est bien Dunois qui l’a fait élever.

Chêne de Sainte-Anne

Je préfèrerais ne pas dire « chêne » de Ste Anne, car comme pour les autres oratoires on a changé plusieur fois de support.

Insister sur la dévotion d’Anne d’Autriche pour sa sainte patronne : elle a fait célébrer des prières à Ste Anne d’Apt, à Ste Anne d’Auray et portait sur elle en permanence une relique en provenance d’Apt.

Anaïs Ségalas (1814-1875) poète, écrivain (romans, pièces de théâtre) 

Vierge des Polonais  –  Notre-Dame de Czestochowa

Jacques III Start, après le traité d’Utrecht (1713-1715) n’a pu rester en France. A 24 ans, il s’est réfugié à Avignon d’abord et ensuite à Rome. Ce n’est qu’en Italie qu’il a épousé Clémentine Sobieska. Celle-ci n’est jamais venue en France.

D’après E.Corp, on a jamais appris quoique ce soit au sujet de C.Sobieska à la cour de St Germain.

Saint Fiacre (Fête le 30 août)

Né en Irlande de parents nobles, il vint en France avec quelques compagnons admis par St Faron dans un couvent de Meaux-en-Brie *.

St Faron l’installe sur ses terres dans une forêt inaccessible « au Breuil ». Là, St Fiacre construit un monastère et un hospice – nombreux disciples -. St Fiacre a alors besoins d’un terrain propre au jardinage. Selon un usage féodal, pas de fondation de monastère sans appropriation de terres susceptibles d’assurer des revenus. Pas d’appropriation sans délimitation précise et bornage. D’où de nombreux exemples de délimitation avec un animal ou un outil.

L’évêque Faron était tout disposé à procurer le terrain mais ses dimensions à celles qu’il pourra tracer avec sa bêche. (noter que c’est parce que St Fiacre fut représenté avec sa bêche qu’on en fit le patron des jardiniers et non pas parce qu’il était jardinier).

Pendant son séjour au monastère, St Fiacre soigne les malades et réalises des guérisons miraculeuses notamment sur des verrues purulentes appelées plus tard « mal de St Fiacre ».

Depuis 1568, les reliques de St Fiacre trouvèrent refuge dans la cathédrale de Meaux après la fermeture du monastère du Breuil.

Anne d’Autriche fit elle-même le pèlerinage en 1641 en accomplissement d’un vœux qu’elle avait fait pour obtenir la guérison du roi et la naissance d’un dauphin.

A Saint Germain : au VIIème siècle, une petite chapelle est dédiée à St Gilles. Restaurée par St Louis, elle fut dédiée par ce roi à St Fiacre. Restaurée aussi par R.Puissant avec l’approbation de Louis XIII.

Plus qu’un oratoire, il y eut une église construite par les Augustins Déchaussés.

En 1652, le pape Innocent X relève le culte de St Fiacre et institue la Confréries de St Fiacre.

Un oratoire qu’on peut voir occasionnellement : celui que fait édifier Anne d’Autriche dans le parc des Loges où le duc de Larochedu…… vînt se recueillir pendant la semaine sainte.

* l’abbaye Ste Croix fondée par St Faron au VIIème siècle était un centre culturel très actif avec scriptorium, grande bibliothèque, etc …

La Croix de Noailles

Erigée en remerciement des nombreuses libéralités du roi.

La Croix Saint-Simon

Erigée – de même – en remerciement des honneurs dont Louis XIII avait comblé Claude de ST Simon (voir sur le blason le collier de l’ordre de la Toison d’Or).

Notre-Dame de Bon Secours

Noter que l’étoile de N.D. de Bon Secours était autrefois l’étoile de l’angle du Petit Parc.

La statue vénérée en 1505 est celle de Mansuy Gauvain. Elle se trouve toujours à Nancy dans la même chapelle.

Cette statue évoque très bien les traditionnelles « Vierges au manteau ». Représentation de la Vierge née au Moyen Age à la suite des 3 grandes pandémies de peste (image lancée à l’origine par les Cisterciens).

La bataille de Lépante en 1571 fut à l’origine d’une recrudescence énorme du culte de N.D. de Bon Secours ou N.D. de la Victoire.

Au XIIIème siècle, un moine écrivait un poème célébrant « le large et plaisant manteau de la Vierge ».

« Elle y abrite les pêcheurs menacés du poing clos du juge »

« Elle réchauffe les âmes lasses et engourdies »

« Elle en couvre les cœurs justes de crainte qu’ils ne se refroidissent dans le lieu ».

La chapelle du Quartier Général des Loges

Elle abrite une belle statue dorée du XVIIIème siècle – Notre-Dame des Loges.


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