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Paris & Wauthier


La page présente :

  • Un dessin des hauts de la rue de Paris,
  • Les vues de la rue Wauthier.

Carte du livre : …

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Cour du 35 rue Wauthier (Améliorée @Philippe GOUT d’après collection Alain Andersen-Charon)
Bas de la rue Wauthier (@Philippe GOUT)

Sujet Rue de Paris – P172
LienIci
OrigineAu fil des rues
Date du documentLes Presses Franciliennes
Date de révision15/05/2023

– Aux n° 10 et12 : Le grand hôtel de Créquy ou du District. La propriété de cet hôtel habitait rue de Pontoise. Il semble en fait que cet hôtel appartenait à un autre membre de la famille de Créquy, François-Emmanuel de Bonne, duc de Lesdiguières qui avait épousé la nièce du cardinal de Retz, Paule-Françoise-Marguerite de Gondi-Retz. Sous la Révolution, l’hôtel de Créquy fut occupé par les bureaux du district de Saint-Germain-en-Laye, primitivement installé dans la salle des Arts .

Hôtel du XVIIe siècle de deux étages complètement remanié au XVIIIe siècle avec probablement ajout de nouvelles constructions. Il semble que la façade sur rue ait été surélevée d’un étage. Aux premier et deuxième étages, balconnets en fer forgé d’époque Louis XV. Porte cochère du XVIIIe siècle en bois mouluré.

~ Au n° 20 : L’hôtel de la Cour de Hollande. On ne sait s’il s’agissait d’un hôtel pour voyageurs ou d’un logis hollandais.

– Au n° 41 : La maison où vécut Voltaire pendant environ deux mois à partir du 15 mars 1729. Rentré de son exil en Angleterre, après en avoir reçu l’autorisation officieuse, il prit un nom d’emprunt de consonance britannique, Sir Sansons et se fit passer pour un voyageur anglais. C’est à Saint-Germain-en-Laye qu’il rédigea sa lettre philosophique qui deviendra l’admirable Remarque sur les Pensées de Pascal.

~ Au n° 46 : Immeuble du début du XIXe siècle de trois étages. Au deuxième étage, la fenêtre centrale est surmontée d’un fronton triangulaire soutenu par deux consoles sculptées en plâtre.

~ Au n°48, entre la cour Larcher et la rue Raymond-Gréban :une armurerie installée depuis plus d’un siècle.

~ Au n° 56: Lhôtel de Rochefort. Il fut habité par Henri-Louis d’Alogny, marquis de Rochefort qui fit partieen 1675, après la mort de Turenne, d’une promotion de huit maréchaux (le duc de Noailles, le comte d’Estrades, le comte de Schonberg, le duc de Luxembourg, le duc de Duras, le duc de la Feuillade et le marquis de Rochefort) que Louis XIV nomma sur proposition de Louvois. À ce sujet, Mme de Sevigné déclarait que le Roi de Rochefort mourut de chagrin un an après sa promotion, de n’avoir pu ravitailler Philippsburg assiégée en 1688 pendant la guerre de la ligue d’Augsbourg.

Hôtel de deux étages plus lucarnes. Profondément transformé et embelli au XVIIIe siècle par Jacques Million, riche marchand-tanneur, dont les initiales sont visibles sur les appuis de fenêtres dans la cour intérieure. Fenêtres cintrées ornées de chambranle mouluré. Balconnets en fer forgé de style Louis XV. Au premier étage,grande fenêtre cintrée surmontée d’une tête de femme. De part et d’autre de l’entrée de magnifiques escaliers avec rampe en fer forgé.

On y trouvait :

~ Aux nos 4, 4 bis et 4 ter : La propriété du docteur Jules Nicolas Serre. Il l’occupa dès 1873 et faisait ses visites en fiacre. Ses héritiers y habitèrent jusqu’en 1926.

~ Au n° 55 : La Gendarmerie nationale jusqu’en 1914.

~ À l’angle de la rue Alexandre-Dumas : au XIVe siècle, la propriété de Guillaume Tirel dit Tailevent. Démolie en 1767, l’hôtel de Conti la remplaça.Il fut habité au XVIIe siècle par Armand-Thierry de Conti, prince du sang qui épousa à Saint-Germain-en-Laye le 16 janvier 1680, Marie-Anne de Blois, fille légitimée de Louis XIV et de Louise de La Vallière. L’acte de mariage, conservé à la Mairie, porte à côté de la signature des deux époux, celle de Louis XIV et de la reine Marie-Thérèse. À la mort d’Armand-Thierry de Conti, décédé sans postérité en 1685, l’hôtel devint la propriété de son frère Francois-Louis de Conti, dit le Grand Conti. Après avoir combattu dans les armées royales en Flandre, le Grand Conti fut élu roi de Pologne ; cependant, supplanté par I’Électeur de Saxe, Auguste II de Pologne dit Le Fort, il ne put prendre possession de son royaume. Il épousa Marie-Thérèse de Bourbon-Condé, petite-fille du Grand Condé dont il était le neveu. L’hôtel de Conti fut démoli en 1767 pour permettre l’élargissement de la « route de Versailles », l’actuelle rue Alexandre-Dumas.

~Au n°66 : L’hôtel de Toulouse. Propriété de Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, troisième fils légitimé du roi Louis XIV et de Mme de Montespan.Nommé Grand amiral de France à l’âge de 5 ans et comme tel, vainqueur de la flotte hollandaise à Malaga en 1704, il finit ses jours à Rambouillet où il tint une cour rivale de celle de Sceaux. Le comte de Toulouse avait acheté cet hôtel non pour s’y loger, mais pour y mettre ses chevaux. L’hôtel de Toulouse éait donc avant tout une écurie, d’où sa forme étrange, mais il comportait aussi des logements pour les gens du comte. L’hôtel passa ensuite au fils du comte de Toulouse, le duc de Penthièvre puis à sa petite-fille, femme du duc d’Orléans, Philippe-Egalité. Sous la Révolution, il fut vendu comme Bien national et un poste de la Garde nationale s’installa dans cet hôtel qui servit ensuite de poste aux chevaux. Léon Désoyer, maire de Saint-Germain-en-Laye, compta parmi ses propriétaires ; il y exploita la distillerie Vaudron et les anciennes écuries servirent alors de magasin à vins avant d’abriter des automobiles.

La forme de cet hôtel n’a pas changé depuis sa construction. La toiture est restée pratiquement intacte avec des tuiles anciennes. En entrant sous le porche, dans le fond de la cour, on trouve un immense garage, établi sur les anciennes écuries du comte de Toulouse qui pouvaient abriter une centaine de chevaux.


Sujet Rue Wauthier – P246
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OrigineAu fil des rues
Date du documentLes Presses Franciliennes
Date de révision15/05/2023

Ainsi nommée depuis 1903. Guillaume-Joseph Wauthier, marchand de vin, fut un bienfaiteur de l’hôpital.

~ Au n° 3 ter : Une salle d’Armes.

– Au n° 6 : Le bâtiment de l’école des Trompettes du roi. Cette imposante demeure achevée en 1610, une des plus anciennes de la ville, restée en l’état, frappe par la belle ordonnance de sa façade et son vaste porche encadré par deux colonnes ioniques surmontées d’un fronton triangulaire. La loi du 14 frimaire an VIII, qui créa l’impôt sur les portes et fenêtres, entraîna l’occlusion de 9 des 26 fenêtres de ce bâtiment. Il abritait lécole des Trompettes du roi probablement déjà sous Louis XIII et certainement sous Louis XIV. C’est dans cette demeure que vécut François Bonvin , peintre français saint-simonien, qui y décéda en 1887.

– Au n° 16 : Maison du XVIIe siècle d’un étage plus lucarnes. La façade a subi des transformations. On y voit encore l’entourage en pierre, avec clé, d’un porche qui a été remplacé par une fenêtre et une porte piétonne.

Anciennement: »Rue Trompette » et « rue Basse Trompette »,cette dernière s’étendait entre la « rue de Mantes » et la «rue de Fourqueux》.


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